Voici le déroulement de la course : Marseille samedi : Beau temps, brise soutenue à 17 noeuds et excellent départ comme à l'accoutumée…on ne se refait pas. Les deux premières marques du parcours sont passées en 2e position, derrière les fleuristes (Aquarelle.com). Cap au large et deux options se dessinent immédiatement pour sortir de la rade de Marseille : nous à droite avec les cinq premiers, pour protéger la rotation du vent à droite, le reste de la flotte, à gauche, pour profiter de l'effet de site sur la Pointe Rouge, celui qui nous avait profité sur le premier louvoyage. Une heure plus tard, la flotte se croise et nous constatons notre erreur, nous sommes en milieu de paquet et Laurent Pellecuer nous a collé un mille (1,8 km).

Sur la route directe vers la Sardaigne, c'est la vitesse qui prime et, petit à petit, nous revenons sur les leaders que nous passons dans la nuit. Nous ne dormons pas la première nuit, ni la seconde et encore moins sur la fin du parcours. La flotte est compacte et les leaders se succèdent à la faveur des humeurs d'Eole. Apres une période de vent faible, le vent attendu se lève à nouveau. L'approche dans le Sud Ouest de la Sardaigne se fait au largue serré, sous spi, et juste avant l'île de San Pietro, nous sommes de nouveau second, derrière Drouglazet (Luisina) et devant Bérenger (Koné Elevators) et Besta (Aquarelle.com). Le vent, à l'approche du front, se renforce, les compteurs s'affolent, et derrière, le trou est fait. Ces premiers bateaux ne se lâcheront plus et arriveront groupés à Trapani

Les 230 miles entre la Sardaigne et la Sicile sont parcourus sous haute tension avec 30-35 noeuds de vent, une mer épouvantable et des surfs sauvages grandioses. Les quelques empannages valent à certains quelques figures libres impressionnantes : bateaux couchés sur l'eau, spi en lambeaux, etc….Sur Domaine du Mont d'Arbois, nous sommes épargnés et l'étrave du Figaro reste dirigée vers la Sicile. Ça fume ! Avec des pointes de vitesse à plus de 20 nœuds !

Petite frayeur quand même lorsqu’un pétrolier de 300 mètres de long a la mauvaise idée de se positionner, arrêté, devant notre route. Nous passerons à une dizaine de mètres de son tableau arrière et subissons une onde parasite rebondissant sur sa coque. Le bateau décolle littéralement et retombe dans un bruit d'enfer.

Nous sommes alors en tête de la flotte mais nous sentons bien que les trois bateaux qui sont derrière ne vont pas nous laisser tranquille jusqu'à l'arrivée que nous atteindrons finalement en 3e position, lundi soir, à 22 heures 44 minutes et 38 secondes. Les quatre figaros n'étant séparés que de 8 petites minutes !

Le record absolu en 24 heures sur figaro est largement battu avec près de 300 miles parcourus. Bilan positif donc et le bateau est en parfait état pour la suite du programme.

Bises à tous!