Petit bilan de the Artémis Transat

Loïck Peyron a remporté la transat. Brillamment devant Armel le Cléac’h et Yann Eliés qui se sont quelques peu rassurés après une année 2007 peu enthousiasmante. Rien d’étonnant à cela , il était l’un des grands favoris , il dispose d’un bateau très performant, très bien préparé par une solide équipe technique, la plus structurée et surtout , il a le talent et l’expérience, depuis 30 ans qu’il court les océans avec la réussite que l’on sait. 3 victoires, cela force le respect . Mais on oublierait un peu vite que la concurrence a vite laché prise. Marc Guillemot se blesse dès les premiers jours et se met sur un mode convoyage, Michel Desjoyeaux casse sa dérive et rentre a la maison, Sébastien Josse casse le rail de GV et abandonne et enfin Vincent Riou abandonne son PRB , quille cassée. Et tous, étaient devant Loïck au moment de leurs avaries…

Accident mortel pour un pèlerin au sud de la nouvelle écosse !

Il n’avait surement pas 3 verres dans le nez mais certainement pas respecté non plus les poses régulières conseillées par la sécurité routière mais, pour découper un requin en 2, Vincent Riou n’y est pas allé de main morte et les dégâts collatéraux sont énormes. D’abord pour le requin, qui n’ira pas « je ne sais ou » en pèlerinage et pour PRB, laissé à l’abandon par son skipper, quille à moitié arrachée et qui, après quelques jours au gré des vagues levée par la dépression, aura sans doute mauvaise mine quand l’équipe technique va le retrouver si il n’a pas été la proie de quelque pirate malintentionné. La note pourrait être salée alors que tout abondait dans le sens de la réussite pour les hommes en orange.

Regard sur The Transat : Du baston jusqu’à Boston…

Une fois n’est pas coutume, le vent portant et faible aura régné durant toute la première semaine de course depuis Plymouth. Mais les choses devraient revenir « à la normale » dès samedi avec le retour de la circulation des dépressions d’ouest en est au dessus de la route des concurrents. Et donc le retour du vent fort et contraire et ce, vraisemblablement jusqu’à l’arrivée à Boston.

Enfin, ils sont partis.

Ma frustration est grande et je ne pensais pas que ce soit si difficile de les voir partir sans moi. j'ai pris sur moi mais les personnes qui me connaissent ont bien compris que ce n'etait le meilleur jour de mon existence mais c'est ainsi... le grand beau temps et tout ce qui flotte à plymouth s'était donné rendez vous dans la baie pour ce départ. Groupe Bel profitait de l'occasion pour accueillir la filiale UK à son bord.

06/05/2008 - Secheresse en Cornouaille

Figurez vous que c'est la sécheresse en Angleterre. Rendez vous compte, 2 jours sans une goutte de pluie!!! Mais aujourd'hui je suis rassuré car enfin il pleut de nouveau sur Plymouth où Groupe Bel est amarré au milieu de la flotte des concurrents de The Artemis Transat.

Je ronge mon frein et dois accepter de ne pas partir dimanche prochain à l'assaut de l'Atlantique.
Mais il est clair que, même si de nombreux flibustiers parcouraient le monde avec une jambe de bois, ils ne participaient pas , eux, aux manœuvres et mon attelle de Robocop, ne me permettrai pas de mener le 60' jusqu'à Boston en solitaire.
Finalement, seulement 12 bateaux prendront le départ dimanche vers l'ouest tandis que nous partirons, nous, vers l'Est en direction des Pays Bas à la rencontre des filiales du nord de l'Europe.
Encore un mois de rééducation pour moi avant de reprendre l'entrainement physique et les navigations en solo. Patience donc.... | Réagissez !

De retour sur l'eau

Enfin, je renavigue, ou presque. Dragons, Minis, 40',60' et kite surfs s'étaient donnés rendez vous à Douarnenez pour le Grand prix Petit Navire, la grande fête de la voile. Les 2 premiers jours étaient consacrés à des runs de vitesse remportés par le frère jumeaux de Groupe Bel, Safran de Marco Guillemot. Malheureusement le convoyage de mon bateau ayant été perturbé par le mauvais temps en Espagne puis les petits airs au large du Portugal, il a fallu que je m'arme de patience en attendant l'arrivée de l'équipage (Hervé, Brice, Fonsou et Bernard) la nuit précédant la première course offshore. A peine arrivé donc, le bateau repartait affronter ces petits camarades; avec les voiles de convoyage, le bateau sale et l'hélice tripale autour de laquelle s'était enroulé une amarre, le bateau n'était guère véloce et la régate tournait à la punition pour nous, 5ème juste devant Yann Elies et son Générali.