Je reviens de Vendée ou j’ai retrouvé mon équipe technique et mon bateau blessé. Le moral n’est pas, à l’instar de la météo vendéenne, au beau fixe mais la solidarité des gens de mer et de nos amis font que, tant bien que mal, nous remontons la pente.
Et rien ne vaut un peu d’occupation et d’agitation pour oublier que je devrais être en ce moment la tête à l’envers, dans l’hémisphère sud, à vérifier que la planète est bien ronde, ce qui ne parait pas évident quand on pense à la façon dont elle tourne en cette période de crise.
La mer est cruelle. Mais je la sais capable de l’être plus encore.
Ce Vendée Globe aura été un échec pour mon équipe et moi. Un démâtage 28 heures après le départ des Sables d’Olonne. Quelle désillusion !!!!
A jouté à cela une fracture de mon péroné en avril, ma non-participation à The Transat en mai, cela fait beaucoup pour un seul homme.
Sans doute, c’est la faute à pas de chance. Certainement, j’ai du commettre des erreurs.
La bonne nouvelle dans ce désastre, c'est que j'ai trouvé la panne électrique survenue une heure après le départ. Grâce à "Electropote", j'ai réussi à déceler la pièce défectueuse et enfin tous mes instruments fonctionnent à nouveau, notamment ceux qui me permettent de communiquer. Je n’écrirai pas un livre sur ce Vendée Globe : il n'aura duré que 28h !